10 oct. 2007

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SONNET
A GAGLIARDINI
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A L'OCCASION DE SON EXPOSITION
5, rue de la Paix



Gagliardini, ma vieille branche,
Tu es à coup sûr sous les cieux
Le pinxit le plus merveilleux
De la claire lumière blanche.

Ton pinceau fleuri jusqu'au manche
Pour le grand soulag de nos yeux
Nous peint le monde radieux
En ses beaux habits du dimanche.


Et c'est quelque chose vraiment
En ce siècle d'emmerdement
De croire encore à la peinture,

Et le matin à son réveil
De s'écrier : Tiens ! la nature !
Eh bien mais... voilà le soleil.



RAOUL PONCHON

le Courrier Français
12 avril 1891




* Gagliardini (1848 - 1927)

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